Entrepreneur : sur quel projet ?

Publié le par Odile

Notre pôle N°3 - "Entrepreneur, ça s'apprend tout petit" -  consiste à choisir un projet forcément complexe, impliquant forcément la rencontre des institutions, appelant forcément à financer et à gérer, induisant forcément d'aller négocier et d'aller chercher le savoir ou savoir-faire auprès de ceux qui l'ont vraiment.

Forcément ... contraintes, reines de liberté.

Des idées flottent : monter un festival des arts de la rue, créer un événement à mi-chemin entre arts, sport et culture qui transforme momentanément la ville, lancer un challenge à grande échelle qui serait orienté vers la prise de conscience sur les efforts à fournir en matière d'environnement.
Un fil rouge dans tout ça : chaque fois, de la création, de l'implication dans notre monde, de la performance strictement humaine.

De fil rouge en aiguille, l'idée germe : participer plein pot aux fêtes de la Madeleine et y défendre un "comportement durable du festayre".
Comportement durable ?
Bagarres, non respect des lieux, cuites et défonces qui ne laissent pas le temps de s'amuser pour de bon, minettes flambeuses et gros boeufs mal enchaînés... tous ces machins qui vont, certes, avec la fête, mais qu'on peut aussi ne pas cultiver.

Cogitations : on fait quoi comment ?
- On sert de l'alcool mais on applique la loi : pas aux mineurs, pas aux bourrés.
- on fait une bodéga spéciale : elle a son décor, elle a une équipe qui chorégraphie le service, elle sert des boissons qui crépitent, qui fument.
- on communique sur nos idées : avec un journal, avec des animations OFF (ça veut dire en parallèle du programme officiel)
-on communique sur l'événement, on fédère : radios, presse.

Chaque point en soulève un autre. C'est le principe de l'entrepreneuriat !

Ici, interdiction formelle de s'arrêter sur une seule idée et de réagir trop promptement à celles qui sortent. On prend tout. Haro aux "c'est nul", "ce sera trop cher", "ça marchera pas".
Sous prétexte de se vouloir rationnel, on prend le risque de débiter une brochette de poncifs : non, nous, on va d'abord croquer la pomme pour dire ensuite quel goût elle a.

OK, prochaine rencontre, on construit.

Publié dans Bodéga 2009

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